Un 26 septembre à 15 h (heure de l’Est), venait d’atterrir à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, un avion d’Air Canada contenant une famille immigrant au Québec. Vous me direz que cette famille n’a rien de particulier. C’est vrai, mais c’est le prototype des familles africaines qui, à la recherche d’un meilleur avenir pour leurs descendances, sacrifient leur quotidien pour l’inconnu. Je suis Uriel ZINSOU et ceci est une partie de mon histoire.
Par Uriel Zinsou, département marketing d’Exportech Québec – le 26 juin 2023
La réalité du marché de l’emploi au Québec pour les immigrants
Après huit années d’attente, nous voilà enfin sur notre «terre promise». L’un, laissant derrière lui, une décennie d’expérience professionnelle et l’autre, son entreprise, en immigrant au Québec, nous n’avions pour seul espoir que la promesse d’un lendemain meilleur pour notre fille. Mademoiselle venait de clôturer son premier quinquennat de vie sur terre. Une semaine après notre installation, nous voilà face à la réalité du marché de l’emploi. Oui! Il nous avait été dit que le Canada en général et le Québec en particulier manquait de main-d’œuvre. Personne ne nous avait dit cependant qu’en immigrant au Québec, nous emprunterions un chemin de croix. Plus les jours passaient, plus nos économies s’amenuisaient et il fallait apporter du pain sur la table.
Presque deux mois après notre arrivée, nous fûmes dirigés vers le Service d’Orientation et d’intégration des Immigrants au Travail. Nous y avions suivi une formation de familiarisation au marché de l’emploi québécois. Après un mois de formation, nous étions de retour à la case départ.
Face à notre nouvelle réalité et la santé fragile de mon épouse, nous avions décidé de faire un grand tri dans les offres d’emploi auxquels elle pouvait postuler. Moi, ne pouvant exercer mon métier sans avoir rempli certaines conditions, il fallait me contenter de n’importe quel travail pour tenir la famille à flot. Cette situation faisait naître des tensions par moment dans le couple. Même si l’on comptabilisait dix ans de vie commune, dont cinq dans le mariage, on restait fragile face à l’inconnu. Mais il suffisait de jeter un coup d’œil à notre fille pour tout oublier.
L’entreprise d’entraînement: la transition qu’il fallait
Vint le mois de décembre! Après avoir amèrement fait l’expérience des services hospitaliers, ma femme décrocha un stage dans une entreprise d’entraînement. Cette entreprise a pour nom: EXPORTECH QUÉBEC. Grâce à ce stage, elle remplira enfin la seule case qui manquait à son Curriculum vitae: la première expérience québécoise. Ladite expérience est tant réclamée par les employeurs que ça nous fait douter de la sincérité des dirigeants sur la destination Québec. Enfin, le ciel commençait à s’éclaircir pour mon épouse.
Moi, je commençais à perdre pied. Je travaillais de nuit et n’avais pas du tout de temps pour ma famille. Notre fille me voyait à peine une heure en deux jours. Il fallait réfléchir à comment faire pour trouver une stabilité sur tous les plans. Enfin, ce fut mon tour de voir ma demande de stage accordée par Exportech Québec après moult tentatives de Services Québec pour s’assurer de ma motivation réelle.
La promesse d’un avenir meilleur
Aujourd’hui, nous témoignons notre reconnaissance à tous les responsables de cette entreprise d’entraînement. Sans eux, mon épouse n’aurait pas appris les rouages qui lui ont permis de se trouver un emploi finalement. Moi, je finis mon stage bientôt et je suis beaucoup plus rassuré pour ce qui est de mon avenir professionnel.
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